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 [Bio] Earl "The GOAT" Manigault

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MessageSujet: [Bio] Earl "The GOAT" Manigault   Dim 3 Aoû - 20:39

Arrow Earl "The Goat" Manigault



Commençons par le commencement. LA légende du street. Aucun joueur ne pourra jamais l’égaler. Il était au street ce que Wilt Chamberlain était en NBA. Plus que ses qualités de basketteur, sa vie pour le moins mouvementée reste inconnue chez la plupart des fans de basket. A l’instar de Malcolm X, son histoire a été adaptéé au cinéma en 1996 par Eriq La Salle dans un film intitulé « L’étoile du Bronx ». Né en 1945 à Harlem, Earl a toujours eu un don pour le basket. Dès l’adolescence, son nom commencait à circuler à peu près partout, les médias le surnommant même « The King of his own génération of ballplayers ». Plus que ses qualités athlétiques phénoménales, il était un excellent all-around player capable d‘exceller dans différents domaines. Ne voulant pas se reposer sur son physique, il avait développé au cours du temps un shoot extérieur remarquablement précis. C’était un gamin presque comme les autres. Sa mère travaillant tard le soir, il passait ses journées entières sur le playground du coin à perfectionner son jeu. Inscrit au lycée Benjamin Franklin Highschool, Earl a bati sa réputation dans la rue, plus particulièrement au Rucker Park. Ses « one one » contre Lew Alcindor (devenu plus tard Kareem Abdul-Jabbar), Connie Hawkins et Earl Monroe sont devenus mythiques, le bitume du légendaire playground en étant marqué à jamais. Beaucoup de futures stars telles Alcindor reconnaissaient n’avoir jamais vu un joueur aussi fort, certains poussant même les compliments jusqu’à le designer comme le meilleur joueur de tout les temps. D’ailleurs, si vous vous demandez d’où vient son surnom, il vient de la rue, lui aussi, tout comme le personnage. Surnommé « La Chèvre » en raison de son caractère très calme, « The Goat » est aussi l’acronyme de « The Greatest of All Time ». La légende était en marche. Ses nombreuses participations au Rucker Tournament n’ont fait qu’accroitre sa côte de popularité déjà en pleine effervescence. Ses exploits étaient monnaie courante. L’histoire la plus connue reste celle du fameux billet. Suite à un pari, Earl aurait récupéré quelques dollars posés sur le sommet de la planche. Impossible vous me direz surement. Pas vraiment en fait. Dès son plus jeune age, il s’attachait très régulièrement des poids aux chevilles, ce qui lui a permit de défier la gravité à l’adolescence. Si l’on veut nommer quelques uns de ces exploits, on peut ainsi citer ses 36 reverse dunk réalisés consécutivement, la aussi suite à un pari de 60$. Il y a aussi sa signature move, le « double dunk », qui consistait à smasher la balle, la récupérer avant qu’elle ne tombe, et la redunker immédiatement, avant que la gravité ne reprenne ses droits. D’autres rumeurs prêtent même à nous faire croire qu’il avait déjà réalisé un 720...Il faut dire qu’a cette époque là, il planait totalement. Il y avait tout d’abord sa détente, qui le propulsait à des hauteurs jamais atteintes par la race humaine, mais aussi la marijuana qui a commencé à le détruire à petit feu. La période d’après guerre a été désastreuse pour la jeunesse New Yorkaise. Crime et drogue étaient alors devenus banals. « Si vous ne prenez pas garde à vous, la rue vous attrape et ne vous relache jamais ». Ce dicton pourrait correspondre à l’histoire de centaines de jeunes issus de NY City. En dépit de divers problèmes survenus à cause de la drogue, il est tout de même resté l’un des joueurs les plus courtisés du pays, recevant pas moins de 75 demandes de la part de diverses universités. Son arrivée à la fac de Johnson C.Smith University est plus difficile que prévu. En plus de ses difficultés en cours, Earl à du mal à s’adapter à l’univers structuré et posé que propose le jeu universitaire. Il doit continuellement se battre avec son coach pour espérer avoir du temps de jeu. Après un semestre passé à batailler, il abandonne. Totalement. Fini les rêves de gloire, d’argent, de grande ligue nationale. Tout se termine brutalement. De retour à Harlem, The Goat sombre encore un peu plus. Ce n’est plus la marijuana qu’il consomme, mais l’héroine. « J’ai touché le fond » dira-t-il lors d’une interview accordé au New York Times. Au fil du temps, il devient totalement accro allant jusqu’à dépenser 100$ par jour. En raison de sa grande popularité, les dealers du coin allaient même jusqu’à lui refiler de la « White Lady » gratuite, ce qui n’a fait que de l’enfoncer encore un peu plus. Incapable de trouver un travail, il était même contraint de voler pour pouvoir s’habiller. Complètement miné par la drogue, ses qualités de basketteur se sont peu à peu volatilisées. Son apparition au Rucker Tournament en 1965 n’en sera que plus désastreuse. Trop faible pour tenir debout, il s’est écroulé par deux fois sur le bitume alors qu’il était en plein match. Cette séquence à définitivement mis un terme à sa carrière dans la rue. En 1968, il s’est totalement immergé dans l’univers de la drogue, allant jusqu’à déserter les terrains qui l’avaient rendu célèbre. Sa cure de désintoxication n’aura rien changé. En 1969, il fût arrêté pour possession de drogue, et fût condamné à 16 mois de prison ferme à Stormville, dans l’état de New-York. L’année suivante, à 25 ans il fît des essais avec les Utah Stars, ancienne franchise de l’ABA. Toujours miné par ses problèmes de drogue, il avait perdu à peu près tout ce qui avait fait de lui une star au Rucker Park et ne fût pas retenu dans l’équipe. C’est à partir du début des années 1970 qu’Earl a commencé à se sortir du monde dans lequel il s’était enfermé. 1977, premier signe d’espoir. Il prévoit d’organiser un grand tournoi de jeunes, « The Goat Tournament » sur la 98eme rue, dans le coin qui l’a vu naître, Harlem. Les fans avaient de bonnes raisons de croire qu’il avait définitivement rompu ce lien qu’il l’unissait avec la drogue. Seulement voilà, ce tournoi était en fait financé par…les dealers qui fournissait Earl en héroïne quelques années plus tôt ! Plus grave encore, quelques temps avant le tournoi, il fût été arreté en compagnie de plusieurs complices alors qu’il essayait de voler une somme de plus de 6,000,000$ ! Retour à la case départ, retour en prison pour une peine de deux ans qui s’est déroulée une nouvelle fois à New York, dans le Bronx. Après sa libération, il quitta New York en compagnie de deux de ses sept enfants pour la ville de Charlston, située en Caroline du Sud. « Je ne veux pas que mes enfants soit des junkies comme je l’étais auparavant ». Une fois installé, il trouva enfin un job, en travaillant pour le département, plus précisément comme peintre dans le bâtiment. A la fin des années 85, il fût viré de son travail et commenca à avoir de sérieux problèmes de santé. Il fût d’ailleurs opéré au cœur à deux reprises en 1987. En 1991, il recu 10 000$ de la part d’ Alan Sawyer pour que son histoire puisse être publié. Cinq ans plus tard sortit le film « Rebound : The legend of Earl « The Goat » Manigault » par Eriq La Salle, film que vous pouvez vous procurer via le site « Amazon ». N’oubliant pas toutes ses années passés au Rucker, Earl à organisé pendant plus de 15 ans son fameux tournoi qu’il prevoyait d’inagurer en 1977, avant que sa peine de prison ne soit prononcée. Devenu une figure emblématique du streetball mais aussi de la jeunesse New Yorkaise d’après guerre, Earl Manigault est décédé d’une crise cardiaque en 1998 à l’age de 53 ans, laissant derrière lui une culture qui avait fait de lui une superstar.

"Kids too young to know NBA all-stars of the 1970s still mythologize this amateur from East 106th Street." Alex Williams

Tribute to Earl "The Goat" Manigault




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Mon anglais est vraiment perfectible, des erreurs se sont peut être glissées dans l'article. J'ai écrit ce papier il y a un mois environ, j'avais pour projet de faire un blog sur l'univers streetball, mais les sources sont extrêmement difficiles à trouver, pour des joueurs que très peu de personnes connaissaient, comme Demetrius Mitchell, Pee Wee, mais qui sont de vraies legendes de la rue. Je referais surement une bio similaire à celle ci, mais sur qui, je ne sais pas encore, comme je l'ai écrit plus haut les sources sont quasi introuvables....Trève de blabla, bonne lecture à vous, j'attends de nombreux comm ! Very Happy

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MessageSujet: Re: [Bio] Earl "The GOAT" Manigault   Dim 3 Aoû - 21:35

Excellent, très beau travail ! Je vais essayer de chopé le film Smile

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